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Une équipe de 200 prêtres commentent l'Évangile du jour

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Jour liturgique : Temps ordinaire - 2e Semaine: Samedi

Première Lecture (He 9,2-3.11-14): Tt 1, 1-5: Paul, serviteur de Dieu, apôtre de Jésus Christ au service de la foi de ceux que Dieu a choisis et de la pleine connaissance de la vérité qui est en accord avec la piété. Nous avons l’espérance de la vie éternelle, promise depuis toujours par Dieu qui ne ment pas. Aux temps fixés, il a manifesté sa parole dans la proclamation de l’Évangile qui m’a été confiée par ordre de Dieu notre Sauveur. Je m’adresse à toi, Tite, mon véritable enfant selon la foi qui nous est commune : à toi, la grâce et la paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Sauveur. Si je t’ai laissé en Crète, c’est pour que tu finisses de tout organiser et que, dans chaque ville, tu établisses des Anciens comme je te l’ai commandé moi-même.
Psaume Responsorial: 46
R/. Dieu s’élève parmi les ovations, le Seigneur, aux éclats du cor.
Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! Car le Seigneur est le Très- Haut, le redoutable, le grand roi sur toute la terre.

Dieu s’élève parmi les ovations, le Seigneur, aux éclats du cor. Sonnez pour notre Dieu, sonnez, sonnez pour notre roi, sonnez !

Car Dieu est le roi de la terre : que vos musiques l’annoncent ! Il règne, Dieu, sur les païens, Dieu est assis sur son trône sacré.
Verset avant l'Évangile (Ac 16,14): Alléluia. Alléluia.Seigneur, ouvre notre cœur pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils. Alléluia.

Texte de l'Évangile (Mc 3,20-21): Jésus entre dans une maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu'il n'était pas possible de manger. Sa famille, l'apprenant, vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient: «Il a perdu la tête».

«Il a perdu la tête»

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons que les propres parents de Jésus osent lui dire qu'Il a «perdu la tête» (Mc 3,21). Une fois de plus, le proverbe «Un prophète n'est sans honneur que dans sa patrie et dans sa maison» (Mt 13,57) («Nul n'est prophète en son pays») s'avère vrai. Il est évident que ces commentaires n'éclaboussent pas la très Sainte Marie, car depuis le premier et jusqu'au dernier moment, au pied de la croix, elle a gardé solidement et fermement sa foi et sa confiance en son Fils.

Et nous alors? Faisons un examen! Combien de personnes qui vivent à nos cotés, de notre entourage, sont une lumière dans nos vies,… et nous? Il ne faut pas aller très loin pour trouver: pensons au pape Jean-Paul II, combien de gens l'on suivi?, et... en même temps combien l'ont considéré comme un "têtu démodé", jaloux par son "pouvoir"? Serait-il possible que Jésus, deux mille ans après, continue à être cloué sur la croix pour notre salut, et que nous, en bas, nous continuions toujours à crier «descends maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions» (cf. Mc 15,32)?

Ou au contraire. Si nous nous efforçons de nous configurer au Christ, notre présence ne sera pas inutile vis-à-vis de ceux qui sont à nos côtés soit par lien de parenté soit à cause du travail, etc. De plus, elle sera peut-être gênante pour certains car nous serons un rappel de leur conscience. C'est garanti! «S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront» (Jn 15,20). Par leurs moqueries ils cacheront leur peur, par leur désintéressement ils défendront mal leur oisiveté.

Combien de fois les gens nous accusent, nous les catholiques, d'exagérer? Nous devons leur répondre que nous n'exagérons pas du tout, car quand il est question d'amour, il est impossible d'exagérer. Mais il est vrai que nous sommes des "radicaux" car l'amour est comme ça: «ou tout ou rien», «ou l'amour tue le moi ou le moi tue l'amour».

C'est pour cela que le Saint Père nous a parlé du "radicalisme évangélique" et nous a dit "n'ayez pas peur": «Dans la cause du Royaume, il n'y a pas de temps pour regarder en arrière, et encore moins pour s'abandonner à la paresse» (Saint Jean-Paul II).