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Une équipe de 200 prêtres commentent l'Évangile du jour

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Jour liturgique : Temps ordinaire - 30e Semaine: Mardi

Première Lecture (Rm 8,18-25): Frères, j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous. En effet, la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu.

Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps. Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance ; voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer : ce que l’on voit, comment peut-on l’espérer encore ? Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.
Psaume Responsorial: 125
R/. Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous !
Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve ! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie.

Alors on disait parmi les nations : « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! » Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête !

Ramène, Seigneur, nos captifs, comme les torrents au désert. Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie.

Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes.
Verset avant l'Évangile (Cf. Mt 11,25): Alléluia. Alléluia. Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume ! Alléluia.

Texte de l'Évangile (Lc 13,18-21): Jésus disait : «A quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer? Il est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches». Il dit encore: «A quoi vais-je comparer le règne de Dieu? Il est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé».

«A quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer?»

+ Abbé Francisco Lucas MATEO Seco
(Pamplona, Navarra, Espagne)

Aujourd'hui, à travers deux paraboles, le texte de l'Évangile mets devant nous deux caractéristiques du Royaume de Dieu: c'est quelque chose qui grandit lentement -comme une graine de moutarde- mais qui devient tellement grande qu'elle sert d'abri aux oiseaux du ciel. Ainsi le disait Tertullien: «Nous sommes d'hier, et déjà nous avons rempli la terre». Avec cette parabole, le Seigneur nous exhorte à la patience, au courage et à l'espérance. Ces vertus sont particulièrement nécessaires à tous ceux qui se consacrent à la propagation du Royaume des Cieux. Il faut être patient et attendre que le grain semé, avec la grâce de Dieu, avec la collaboration humaine, grandisse en prenant racine en profondeur dans la bonne terre et pousse peu à peu jusqu'à devenir un arbre. Il faut, tout d'abord, avoir la foi dans la vertu -la fécondité- contenue dans la graine du Royaume de Dieu. Cette graine est la Parole, qui est aussi l'Eucharistie, qui est semée en nous par la sainte communion. Notre Seigneur Jésus Christ se comparait lui-même au «(…) grain de blé tombé en terre (...) s'il meurt, il porte beaucoup de fruit» (Jn 12,24).

Jésus poursuit en disant que le Royaume des Cieux, est semblable au «levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé» (Lc 13,21). Ici aussi on parle de la capacité de la levure à faire lever toute la pâte. C'est à ceci qu'on fait allusion dans l'ancien testament quand on parle du "reste d'Israel": "le reste" devra sauver et faire lever tout le peuple. En poursuivant avec la parabole, il est uniquement nécessaire que la levure soit à l'intérieur de la pâte, qu'elle soit parmi le peuple, qu'elle soit comme le sel, capable de préserver de la pourriture mais aussi de bien assaisonner les aliments (cf. Mt 5,13). Il faut du temps également pour que la levure puisse faire de l'effet.

Ces paraboles nous encouragent à la patience et à l'espérance certaine, ce sont des paraboles qui font allusion au Royaume de Dieu et à l'Église, et qui s'appliquent également à la croissance de ce même Royaume à l'intérieur de chacun de nous.