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Une équipe de 200 prêtres commentent l'Évangile du jour

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Jour liturgique : Temps ordinaire- 9e Semaine: Samedi

Première Lecture (2Tm 4,1-8): Bien-aimé, devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ; mais, au gré de leurs caprices, ils iront se chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau. Ils refuseront d’entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques. Mais toi, en toute chose garde la mesure, supporte la souffrance, fais ton travail d’évangélisateur, accomplis jusqu’au bout ton ministère.

Moi, en effet, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse.
Psaume Responsorial: 70
R/. Ma bouche annonce ton salut, Seigneur.
Je n’avais que ta louange à la bouche, tout le jour, ta splendeur. Ne me rejette pas maintenant que j’ai vieilli ; alors que décline ma vigueur, ne m’abandonne pas.

Et moi qui ne cesse d’espérer, j’ajoute encore à ta louange. Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut.

Je revivrai les exploits du Seigneur en rappelant que ta justice est la seule. Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

Et moi, je te rendrai grâce sur la harpe pour ta vérité, ô mon Dieu ! Je jouerai pour toi de ma cithare, Saint d’Israël !
Verset avant l'Évangile (Mt 5,3): Alléluia. Alléluia. Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux ! Alléluia.

Texte de l'Évangile (Mc 12,38-44): Dans son enseignement, il disait: «Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques, les premiers rangs dans les synagogues, et les places d'honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement: ils seront d'autant plus sévèrement condamnés».

Jésus s'était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait la foule déposer de l'argent dans le tronc. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s'avança et déposa deux piécettes. Jésus s'adressa à ses disciples: «Amen, je vous le dis: cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence: elle a tout donné, tout ce qu'elle avait pour vivre».

«Une pauvre veuve s'avança et déposa deux piécettes»

Abbé Enric PRAT i Jordana
(Sort, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, comme à l'époque de Jésus, les dévots —et surtout les “professionnels” de la religion— peuvent être tentés par une certaine hypocrisie spirituelle, qui se manifeste par des attitudes vaniteuses, qu'ils justifient en se disant qu'ils sont supérieurs aux autres: “après tout nous, nous sommes les croyants et les pratiquants:… les purs!”. En tout cas, à l'intérieur de notre conscience, nous raisonnons parfois de cette manière, sans arriver pour autant à “faire semblant” de prier ou encore moins de nous “jeter sur les bien de quelqu'un”.

Pour nous mettre en évidence le contraste avec les maîtres de la loi, l'Évangile nous présente le geste, simple et insignifiant de la veuve qui a tant suscité l'admiration de Jésus: «Une pauvre veuve s'avança et déposa deux piécettes» (Mt 12,42). La valeur du don était quasiment nulle, mais la décision de cette femme était admirable et héroïque: elle avait fait don de tout ce qu'elle avait pour vivre.

Par son geste, elle faisait passer Dieu et les autres avant elle et ses propres besoins. Et elle se mettait entièrement entre les mains de la Providence. Elle n'avait plus rien à quoi s'accrocher car elle avait, volontairement, tout mis au service de Dieu et des pauvres. Jésus qui a vu cela, a loué, son oubli de soi et son désir de glorifier Dieu et de venir en aide aux pauvres, et a qualifié son don comme le plus important de tous les dons qui avaient été faits —peut-être ostensiblement— au même endroit.

Tout cela indique que le choix fondamental et salvateur a lieu dans le for intérieur de notre propre conscience, quand nous décidons de nous ouvrir à Dieu et de nous mettre au service du prochain, la valeur de notre choix ne vient pas de la quantité ou de la qualité de notre action mais de la pureté de l'intention ainsi que de son don d'amour au centre de notre propre conscience.