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Méditons l’Évangile d’aujourd’hui

L'Évangile d'aujourd'hui + homélie (de 300 mots)

Temps de l'Avent - 3e Semaine: Jeudi

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Première Lecture (Is 54,1-10): Crie de joie, femme stérile, toi qui n’as pas enfanté ; jubile, éclate en cris de joie, toi qui n’as pas connu les douleurs ! Car les fils de la délaissée seront plus nombreux que les fils de l’épouse, – dit le Seigneur. Élargis l’espace de ta tente, déploie sans hésiter la toile de ta demeure, allonge tes cordages, renforce tes piquets ! Car tu vas te répandre au nord et au midi. Ta descendance dépossédera les nations, elle peuplera des villes désertées.

Ne crains pas, tu ne connaîtras plus la honte ; ne tiens pas compte des outrages, tu n’auras plus à rougir, tu oublieras la honte de ta jeunesse, tu ne te rappelleras plus le déshonneur de ton veuvage. Car ton époux, c’est Celui qui t’a faite, son nom est « Le Seigneur de l’univers ». Ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël, il s’appelle « Dieu de toute la terre ». Oui, comme une femme abandonnée, accablée, le Seigneur te rappelle. Est-ce qu’on rejette la femme de sa jeunesse ? – dit ton Dieu. Un court instant, je t’avais abandonnée, mais dans ma grande tendresse, je te ramènerai. Quand ma colère a débordé, un instant, je t’avais caché ma face. Mais dans mon éternelle fidélité, je te montre ma tendresse, – dit le Seigneur, ton rédempteur. Je ferai comme au temps de Noé, quand j’ai juré que les eaux ne submergeraient plus la terre : de même, je jure de ne plus m’irriter contre toi, et de ne plus te menacer.

Même si les montagnes s’écartaient, si les collines s’ébranlaient, ma fidélité ne s’écarterait pas de toi, mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, – dit le Seigneur, qui te montre sa tendresse.
Psaume Responsorial: 29
R/. Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé.
Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. Quand j’ai crié vers toi, tu m’as guéri. Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint. Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ; avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie.

Et j’ai crié vers toi, Seigneur, j’ai supplié mon Dieu. Tu as changé mon deuil en une danse, que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !
Verset avant l'Évangile (Lc 3,4.6): Alléluia, Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers : tout être vivant verra le salut de Dieu. Alléluia.
Texte de l'Évangile (Lc 7,24-30): Après le départ des envoyés de Jean Baptiste, Jésus se mit à parler de lui aux foules: «Qu'êtes-vous allés voir au désert? Un roseau agité par le vent?... Alors, qu'êtes-vous allés voir? Un homme aux vêtements luxueux? Mais ceux qui portent des vêtements magnifiques et mènent une vie de plaisir sont dans les palais des rois. Alors, qu'êtes-vous allés voir? Un prophète? Oui, je vous le dis; et bien plus qu'un prophète! C'est de lui qu'il est écrit: ‘Voici que j'envoie mon messager en avant de toi, pour qu'il prépare le chemin devant toi’. Je vous le dis: Parmi les hommes, aucun n'est plus grand que Jean; et cependant le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui».

Tout le peuple qui a écouté Jean, y compris les publicains, a reconnu la justice de Dieu en recevant le baptême de Jean. Mais les pharisiens et les docteurs de la Loi, en ne recevant pas ce baptême, ont rejeté le dessein que Dieu avait sur eux.

«Qu'êtes-vous allés voir au désert?»

Abbé Carles ELÍAS i Cao (Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, par trois fois, Jésus-Christ nous demande: «Qu'êtes-vous allés voir au désert?»; «Alors, qu'êtes-vous allés voir?»; «Alors, qu'êtes-vous allés voir?» (Lc 7,24.25.26).

L’on dirait que Jésus veut nous ôter toute curiosité stérile, la suffisance des pharisiens et des docteurs de la Loi, qui méprisaient le plan que Dieu avait pour eux, en rejetant l’appel de Jean (cf. Lc 7,30). “Le savoir sur Dieu”, à lui seul, ne sauve pas; il faut Le connaître, L’aimer et Le suivre; il faut une réponse du cœur, sincère, humble, reconnaissante.

«Tout le peuple qui a écouté Jean, y compris les publicains, a reconnu la justice de Dieu en recevant le baptême de Jean» (Lc 7,29): maintenant, c’est le temps du salut. Comme le prêchait saint Jean-Chrysostome, ce n’est plus l’heure de l’examen, mais celle du pardon. Aujourd'hui et maintenant c’est le moment: Dieu est proche, chaque fois plus proche de nous, car Il est bon, est juste et nous connaît parfaitement et c’est pourquoi il est plein d’amour qui pardonne; Il attend chaque soir notre retour d’enfant au foyer, pour nous embrasser.

Et Il nous régale de son pardon et de sa présence ; Il brise toute distance avec nous ; Il frappe à notre porte. Humble, patient, Il frappe maintenant à la porte de notre cœur: de ton désert, de ta solitude, de tes échecs, de ton incapacité, Il veut que tu voies son amour.

Nous devons sortir de notre confort et de nos luxes, pour nous affronter à la réalité telle qu’elle est: distraits par la consommation et l’égoïsme, nous avons oublié que Dieu nous attend. Il désire notre amour, Il nous veut pour Lui. Il nous veut vraiment pauvres et simples, pour pouvoir nous dire ce que, malgré tout, nous espérions encore: —Je suis avec toi, n’aies pas peur, fais-moi confiance.

Rentrant en nous-mêmes, disons maintenant d’une voix tranquille: —Seigneur, toi qui sais comme je suis et qui m’acceptes ainsi, ouvres-moi le cœur en ta présence; je veux accepter ton amour, je veux t’accueillir maintenant que tu viens, dans le silence et dans la paix.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Tu pourrais me parler d’Elie qui fut pris au ciel alors même qu’il n’était pas plus grand que Jean ; Enoch aussi fut enlevé de la terre et lui non plus n’était pas plus grand que Jean » (Saint Cyrille de Jérusalem)

  • « Il est dit dans l’Evangile que Jean appelait tout le monde à la conversion. Les pharisiens et les docteurs percevaient sa force : ‘C’était un homme droit’. Ils lui demandèrent si c’était lui le Messie promis. Jean fut très clair et se refusa à usurper ce titre. En homme de vérité, Jean préserva la dignité du Seigneur » (François)

  • « Jean est ‘plus qu’un prophète’ (Lc 7, 26) : (…) ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est lui qui baptise dans l’Esprit (...). Oui, j’ai vu et j’atteste que c’est Lui, le Fils de Dieu. (...) Voici l’Agneau de Dieu " (Jn 1, 33-36) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 719)