Une équipe de 224 prêtres commentent l'Évangile du jour
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Méditons l’Évangile d’aujourd’hui
L'Évangile d'aujourd'hui + homélie (de 300 mots)
Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude ».
« Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur »
Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)Aujourd'hui, l’Évangile bouleverse nos catégories humaines du pouvoir. Jésus est catégorique : « Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur » (Mt 20,26). À l’époque d’Olaf II — comme avant et après lui, et encore aujourd’hui — ces paroles du Christ heurtaient la mentalité de nombreux gouvernants.
Olaf (995-1030) ne fut pas un gouvernant parfait, mais sa conversion (en 1015) transforma radicalement sa manière de régner. Historiquement, on se souvient de lui pour avoir unifié la Norvège, mais sa véritable grandeur résida dans le fait d’avoir subordonné sa couronne à la souveraineté du Christ. Au lieu d’utiliser le pouvoir pour exercer une domination absolue, il mit en œuvre le célèbre « Code des lois chrétiennes » lors de l’assemblée de Moster (v. 1020). Pour la première fois dans son pays, les lois — inspirées du « droit chrétien » — défendirent les plus vulnérables, abolirent l’esclavage des prisonniers et protégèrent les femmes et les enfants. Olaf II « le Saint » comprit que légiférer avec droiture était une manière concrète de laver les pieds de son peuple.
Son autorité ne naquit pas de la tyrannie, mais d’un service fondé sur l’Évangile. Le roi se fit serviteur. Cette vision de l’autorité comme un acte de sollicitude — surtout envers les plus défavorisés — et non d’oppression continue de nous interpeller aujourd’hui. Comme nous l’a rappelé le pape Léon XIV, « tout pouvoir est au service de la communion et de la mission, et toute autorité est au service du Peuple de Dieu ». Saint Olaf découvrit ce visage souffrant du Christ dans les situations d’injustice de son royaume et décida de transformer les structures sociales pour les guérir.
Combien notre monde a besoin de suivre les traces de Notre Seigneur, Jésus le Christ, Roi de l’univers, lui qui « n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mt 20,28). Plaise à Dieu que la fête de ce saint roi nous pousse à examiner la manière dont nous exerçons notre propre responsabilité dans la famille, le travail ou la communauté. Ne cherchons pas à être servis ; osons, comme saint Olaf, user notre vie pour la justice et l’amour fraternel.