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Méditons l’Évangile d’aujourd’hui

L'Évangile d'aujourd'hui + homélie (de 300 mots)

4e Dimanche (C) de Temps de l'Avent
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Première Lecture (Mi 5,1-4): Ainsi parle le Seigneur : Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois. Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera... celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël. Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre, et lui-même, il sera la paix !
Psaume Responsorial: 79
R/. Dieu, fais-nous revenir ; que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés !
Berger d’Israël, écoute, resplendis au-dessus des Kéroubim ! Réveille ta vaillance et viens nous sauver.

Dieu de l’univers, reviens ! Du haut des cieux, regarde et vois : visite cette vigne, protège-la, celle qu’a plantée ta main puissante.

Que ta main soutienne ton protégé, le fils de l’homme qui te doit sa force. Jamais plus nous n’irons loin de toi : fais-nous vivre et invoquer ton nom !
Deuixème Lecture (He 10,5-10): Frères, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.
Verset avant l'Évangile (Lc 1,38): Alléluia. Alléluia. Voici la servante du Seigneur : que tout m’advienne selon ta parole. Alléluia.
Texte de l'Évangile (Lc 1,39-45): Dans ce même temps, Marie se leva, et s'en alla en hâte vers les montagnes, dans une ville de Juda. Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Élisabeth. Dès qu`Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint Esprit. Elle s'écria d'une voix forte: «Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni. Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi? Car voici, aussitôt que la voix de ta salutation a frappé mon oreille, l'enfant a tressailli d'allégresse dans mon sein. Heureuse celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement».

«Heureuse celle qui a cru»

Mgr. Ramon MALLA i Call Evêque Emérite de Lérida (Lleida, Espagne)

Aujourd'hui c'est le dernier dimanche de ce temps de préparation à la venue —Avent— de Dieu à Bethléem. Parce qu'il est en tout notre égal, il voulut être conçu —comme tout homme— dans le sein d'une femme, la Vierge Marie, mais par l'œuvre du Saint Esprit, puisqu'il était Dieu. Bientot, le jour de Noël, nous célèbrerons dans la joie sa naissance.

L'Evangile d'aujourd'hui nous présente deux personnages, Marie et sa cousine Elizabeth, qui nous montrent l'attitude intérieure qui doit être la nôtre pour contempler cet événement. Ce doit être une attitude de foi, et de foi dynamique.

Elizabeth, avec une humilité sincère, «fut remplie du Saint Esprit. Elle s'écria d'une voix forte: (…) ‘Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi?’» (Lc 1,41-43). Personne ne le lui avait dit; c'est la foi, l'Esprit Saint, qui lui fit voir que sa cousine était la mère de son Seigneur, la mère de Dieu.

À présent qu'elle connaît l'attitude de foi totale de Marie, lorsque l'Ange lui annonça que Dieu l'avait choisi pour être sa mère terrestre, Elizabeth n'hésite pas à proclamer la joie que procure la foi: «Heureuse celle qui a cru» (Lc 1,45).

C'est donc avec une attitude de foi que nous devons vivre la Noël. Mais, à l'imitation de Marie et d'Elizabeth, avec une foi dynamique. Comme Elizabeth, si c'est nécessaire, nous ne devons pas réprimer notre reconnaissance et notre joie de posséder la foi. Et, comme Marie, nous devons aussi la manifester par nos œuvres. «Marie se leva, et s'en alla en hâte vers les montagnes, dans une ville de Juda. Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Elizabeth» (Lc 1,39-40), pour la féliciter et l'aider, en restant auprès d'elle environ trois mois (cf. Lc 1,56).

Saint Ambroise nous recommande que, durant ces fêtes, «nous ayons tous l'âme de Marie pour glorifier le Seigneur». Il est sûr que les occasions ne nous manqueront pas de partager bien des joies et d'aider ceux qui sont dans le besoin.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Jean saute de joie et Marie se réjouit dans son esprit. Elisabeth fut remplie de l’Esprit après avoir conçu ; Marie, en revanche, le fut avant de concevoir, car on dit d’elle : “Tu es Bienheureuse parce que tu as cru » (Saint Ambroise)

  • « Lorsque Marie entre dans la maison d’Elisabeth, sa salutation est pleine de grâce. Dans cette rencontre le protagoniste silencieux est Jésus. Marie Le porte dans son sein comme un tabernacle et nous L’offre comme le don le plus sacré. Là où Marie arrive Jésus est présent » (Benoît XVI)

  • « ‘Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous (…)’. Avec Elisabeth nous nous émerveillons : ‘Comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ?’ (Lc 1,43). Parce qu’elle nous donne Jésus son fils, Marie est la mère de Dieu et notre mère ; nous pouvons lui confier tous nos soucis et nos demandes : Elle prie pour nous comme elle a prié pour Elle-même : ‘Qu’il me soit fait selon ta parole ’ (Lc 1,38). En nous confiant à sa prière nous nous abandonnons avec elle à la volonté de Dieu : ‘Que ta volonté soit faite ’» (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 2.677)